expatriation mode d’emploi

En 2012, 17.000 Français ont fait le choix de l’expatriation professionnelle. Ils seraient 2,5 millions de nationaux à travailler à l’étranger. Partir un jour, pas forcément sans retour, nécessite de prendre les bonnes décisions pour soi et sa famille.

Actuellement, on compte plus de 1,6 million de nationaux inscrits au registre des Français établis à l’étranger et ils seraient 2,5 millions de Français installés hors de l’Hexagone. L’an dernier, ils étaient encore 17.000 à avoir fait le « pari » de l’expatriation. Mais attention, « la réussite d’une expatriation est essentiellement liée à la qualité de sa préparation », répètent les cabinets de conseil aux expatriés… qui estiment que près de la moitié des échecs surviennent suites à des problèmes familiaux, liés à la carrière du conjoint notamment. « On ne doit pas partir la fleur au fusil », prévient Alexis de Saint-Albin, directeur commercial d’ Humanis . « Il y a beaucoup de problématiques entre son travail, le pays à découvrir avec des différences culturelles, les problèmes de droit du travail, d’immigration, de protection du conjoint, des enfants, de protection sociale, de retraite etc. Il vaut mieux s’y prendre 3 à 6 mois à l’avance, même si parfois les entreprises laissent peu de temps ». Il ne faut donc pas rater son départ. Etats des lieux des pièges à contourner pour partir l’esprit tranquille.

Compte en banque et placements

Outre les passeports, les cartes d’identité de toute la famille, les visas, qu’il faut faire ou refaire, ce qui peut prendre plusieurs semaines, il convient aussi de prendre rendez-vous avec sa banque. Certains placements sont en effet réservés aux résidents français comme les livrets de développement durable, les livrets jeune ou les livrets d’épargne populaire. Il faudra donc les fermer. On ne peut plus non plus investir dans des dispositifs immobiliers comme le Girardin ou le Duflot. En revanche, depuis le 20 mars 2012, on peut conserver son PEA. Il est aussi vivement conseillé de conserver ses contrats d’assurance-vie en tant que non résident fiscal. Dans ces conditions, vous n’êtes pas soumis aux prélèvements sociaux (15,5 %) lors d’un retrait, et en cas de décès, le capital n’est pas assujetti à la taxe de 20 % prélevée au-delà de 152.500 euros par bénéficiaire, à condition que le défunt où ses héritiers soient non résident fiscal au moment du décès.